Cinq ans après Nonante-cinq, la Bruxelloise ouvre grand la porte aux synthés et invite Justice, Soulwax et Caroline Polachek. Un troisième album plus électro, qui ne renie rien de ce qu’elle est.
Angèle est née en 1995 à Uccle, dans la région de Bruxelles. Son premier album, Brol, sorti en 2018, a été l’album le plus vendu en France en 2019. Nonante-cinq a suivi en 2021, puis il y a eu cette apparition que personne n’a oubliée : Nightcall, avec Phoenix et Kavinsky, à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris, en 2024.
Le disque
Instinct est sorti le vendredi 16 octobre, sur son propre label, avec Sony Music : treize titres, un peu moins de trois quarts d’heure. Angèle a d’abord composé seule, chez elle à Bruxelles, avant de retravailler ses maquettes à Paris avec Tristan Salvati, producteur et multi-instrumentiste.
Le retour a commencé dès février avec What You Want, en duo avec Justice, certifié platine en France. Dis-le, Une seule vie puis Love Triangle ont suivi. Sur ce dernier, on retrouve Caroline Polachek au chant et SebastiAn aux machines. Les frères Dewaele, alias Soulwax, signent Trop. On chante en français, et parfois en anglais.
Ce qu’on en retient
L’accueil de la presse est partagé. La RTS résume bien ce qu’on entend : « Angèle change de dimension, mais pas d’identité. » Les productions sont plus massives, les synthés prennent de la place, mais les ballades dépouillées sont toujours là, avec cette voix qui raconte les choses simplement.
On aime surtout ce va-et-vient entre la piste de danse et la chambre. Angèle a assez de métier pour inviter les grands noms de la French touch sans se laisser avaler par eux.
Par où commencer
What You Want pour la rencontre avec Justice, Love Triangle pour le trio avec Caroline Polachek et SebastiAn, et Dis-le pour retrouver l’Angèle des débuts, en plus grand.



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