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Jenova 7 · Dusted Jazz Volume Two · Dusted Wax Kingdom · CC BY-NC-ND

Joyce Wrice, MACHIKO la fille de la ville

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Cinq ans après Overgrown, la chanteuse californienne signe un deuxième album qui porte son deuxième prénom japonais. Plus joueur, plus libre, et toujours ce R&B soyeux qui fait du bien.

Joyce Wrice a grandi à Chula Vista, près de San Diego. Son premier album, Overgrown, sorti en 2021 et réalisé avec le producteur D'Mile, l'avait imposée comme l'une des voix les plus douces du R&B actuel. On y trouvait déjà Iced Tea avec KAYTRANADA. Les fidèles de Rainure l'ont aussi entendue aux côtés de Varnish La Piscine, sur Love Boat.

Pourquoi MACHIKO

Machiko, c'est le deuxième prénom que lui a donné sa mère, japonaise. « Machi » veut dire la ville, « ko » la fille : la fille de la ville. Elle explique que le disque lui semblait si autobiographique qu'il devait porter son nom, mais qu'un album simplement intitulé Joyce Wrice n'aurait pas eu de sens.

Cinq ans, c'est long. Elle dit ne pas avoir fait de pause, juste avoir pris son temps : vivre, multiplier les séances avec d'autres producteurs, lire Giovanni's Room de James Baldwin, voir le film norvégien Julie (en 12 chapitres), partir seule au Brésil.

Le disque

Quatorze titres, quarante minutes, sortis le 9 octobre. D'Mile est de retour à la production, aux côtés de Jay Versace et de Lido. Les invités sont nombreux : JID sur Catch Me If You Can, Ty Dolla $ign sur une version de Crack the Code, mais aussi Odeal, Mack Keane, Eem Triplin et SALIMATA.

Les singles, Break Me In, Crack the Code puis Fly (Someone You Love), ont donné la couleur : des histoires d'amour vues sous plusieurs angles. Après un premier album marqué par le chagrin, Joyce Wrice change de rôle. Elle s'amuse même que des fans aient réclamé qu'on lui brise le cœur pour avoir de nouvelles chansons : dans la vraie vie, raconte-t-elle, c'est plutôt elle qui brise les cœurs, celle qui préfère la poursuite à l'homme.

Ce qu'on en retient

MACHIKO a la légèreté de quelqu'un qui n'a plus rien à prouver. Les productions respirent, la voix reste au centre, et les interludes donnent au tout un vrai parfum de journal intime.

Par où commencer

Break Me In pour la douceur, Catch Me If You Can pour le jeu du chat et de la souris avec JID, et Crack the Code pour le refrain qui reste.

Photo : Rizal Riz Aliga (visualizerizz) · CC BY 3.0 · Wikimedia Commons

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