Du rock sombre de Pornography aux pop songs de Friday I'm in Love, Robert Smith a fait de la tristesse quelque chose de lumineux.
The Cure vient de Crawley, une ville tranquille au sud de Londres. Le groupe prend son nom définitif en 1978 autour de Robert Smith, sa voix fragile, sa guitare et, très vite, ses cheveux en bataille et son rouge à lèvres débordant.
Le premier album, Three Imaginary Boys, sort en 1979, avec le single Boys Don't Cry. Puis le groupe plonge dans le noir : Seventeen Seconds (1980), Faith (1981) et Pornography (1982) forment une trilogie glaciale qui inspirera toute la scène gothique.
Le virage pop
Robert Smith surprend tout le monde avec des chansons légères et bizarres : Let's Go to Bed, The Lovecats. The Head on the Door (1985) et Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me (1987) alignent les tubes, de In Between Days à Just Like Heaven.
Le chef-d'œuvre
En 1989, Disintegration réunit les deux visages du groupe : des morceaux longs et brumeux, et des merveilles comme Lovesong, Pictures of You ou Lullaby. Friday I'm in Love, en 1992, en fait des stars mondiales.
En 2019, The Cure entre au Rock and Roll Hall of Fame. Et en 2024, après seize ans d'attente, Songs of a Lost World prouve que la mélancolie de Robert Smith n'a pas pris une ride.
Par où commencer
Just Like Heaven pour le frisson, Pictures of You pour la nuit, Friday I'm in Love pour sourire.



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